La monogamie et la nature des femmes

La monogamie

Une étude menée dans les années 1990 en Europe a démontré les faits suivants sur un panel de femmes utilisant des sites de rencontre en ligne : les femmes mariées choisissent d’avoir des relations adultères avec des hommes dominants, plus âgés, plus attirants physiquement, avec des traits plus symétriques et mariés. Les femmes ont beaucoup plus de chances de tromper leur compagnon si celui-ci est plus jeune, moins attirant physiquement or avec des traits asymétriques. Autre fait, au plus attirant est l’homme au moins il sera attentif comme père, en sachant qu’en moyenne un enfant né sur 10 est la produit d’une relation extraconjugale.

L’obsession du mariage

Les harems des anciens despotes ont révélés que les hommes sont capables de tirer parti de la plupart des opportunités pour augmenter le nombre de relation de manière corolaire au pouvoir qu’ils ont au sein de la société. Ce type de fonctionnement ne peut cependant pas durer dans le temps. De nos jours, la seule manière d’avoir un harem de femmes à sa disposition est de créer une secte en faisant du lavage de cerveau à l’ensemble de ses membres en les convainquant du pouvoir secret du gourou. Notre époque actuelle, en terme de sexualité, est beaucoup plus proche des premiers hommes, chasseurs et cueilleurs qu’elle ne l’est de l’histoire depuis le début de l’écriture. Il n’existe pas de civilisation non avancée basée sur la chasse ou la pêche et non l’agriculture qui n’ait fait état de cas de polygamies fréquents, et l’institution maritale est quasiment universelle dans celles-ci. Les hommes vivent dans des environnements plus importants en nombre d’individus, mais la cellule de base reste la cellule familiale, un homme, une femme et des enfants. Le mariage est une institution construite pour élever les enfants, et permettre à l’homme d’amener de quoi manger à sa famille. Dans la plupart des sociétés, les hommes rêvent de devenir polygames, mais peux y arrivent réellement.  Même dans les sociétés polygames comme les mormons d’Utah, la plupart des mariages restent monogames.

C’est cette monogamie habituelle, et non notre polygamie occasionnelle qui nous différencie des autres mammifères, grands singes inclus. De tous les grands singes (gibbons, gorilles, chimpanzés, orang-outang), seul le gibbon a une relation similaire au mariage. Les gibbons vivent par deux dans les forêts du Sud-Est asiatique, chaque paire vivant en solitaire sur un territoire.

Si les hommes sont des opportunistes en terme de polygamie, comment on peut le penser quand on voit les velléités de certains, alors pourquoi le mariage ? Bien que les hommes sont peu sûr d’eux et volages, ils ont aussi un intérêt dans la recherche d’une épouse capable de leur donner des enfants, et serait même capable de rester avec celle-ci malgré leurs nombreuses infidélités.

Les deux buts sont contradictoires seulement car les femmes ne sont préparées à se diviser seules en deux camps, les femmes et les maitresses. Les femmes ne sont pas des êtres passifs comme du temps des harems, qui se laisseraient manipuler à l’infini par les hommes. La femme est un adversaire de qualité dans le jeux d’échec du sexe et elle a ses propres buts en tête. Les femmes ont toujours été moins intéressés que les hommes par la polygamie. Cela ne signifie pas qu’elles ne soient pas sexuellement opportunistes. Mais il faut se poser la question de savoir pourquoi elles sont parfois infidèles..

Dans les années 1980, certaines femmes scientifiques, menée par Sarah Hrdy, ont commencés à remarquer que le comportement de promiscuité des femelles singes et chimpanzés avait une fameuse ressemblance avec celui des mâles infidèles. Les études de Sarah Hrdy sur les langurs et celles de Meredith Small sur les macaques ont révélés, contrairement au stéréotype de la théorie de l’évolution, un type de femelle tout à fait différent. Une femelle qui s’en va en douce du groupe pour augmenter le nombre de partenaires sexuels  et qui était, tout autant que les mâles, capables d’initier des rapports sexuels. Loin d’être regardante, les femelles primates avaient plutôt tendance à multiplier de manière importante le nombre de partenaires sexuels différents. Hrdy a d’abord pensé qu’il y avait quelque chose d’incorrect dans la théorie initiale plutôt que dans le comportement des femelles. Dix ans plus tard, tout est plus clair, la lumière est faite sur ce type de comportement par un groupe d’idées connues sous le nom de la « théorie de compétition du sperme ».

La solution du problème était pourtant visible dans les études de Sarah Hrdy. Celle-ci avait remarqué dans ses études des langurs d’Abu, dans la Rajasthan, que les cas d’infanticides de bébés singés étaient routiniers. A chaque fois qu’un mâle prend le dessus sur un groupe de femelles, il tue tous les petits. Le même phénomène est d’ailleurs présent chez les lions ; quand un groupe de frères prennent le contrôle d’un groupe de femelles, ils tuent tous les lionceaux. D’autres études ont démontrés que ce type de comportement était commun chez les rongeurs, les carnivores et les primates. D’après les chercheurs, les infanticides sont un comportement adaptatif des males. En tuant les enfants de leur compagne, les males suppriment la production de lait des femelles et de ramener la date à laquelle elles peuvent accueillir leurs propres descendance. Les lions ou les langurs dominant n’ont que peu de temps à la tête de la colonie, et il faut donc se dépêcher d’engendrer un maximum de descendants.

L’importance des infanticides chez les primates a permis aux scientifiques de comprendre le système de reproduction des cinq familles de grands singes (humains inclus), car ceux-ci ont montrés l’importance de la fidélité, afin d’éviter de tuer (trop souvent) les descendants d’une femme infidèle et protéger les enfants des hommes de rivaux potentiels. Grosso modo, le schéma social des femelles singes est déterminé par la distribution de nourriture sur un territoire défini et le schéma social des males est déterminé par la distribution géographique des femelles. Par exemple, les femelles orang-outang choisissent de vivre dans un territoire qui leur est propre, afin de mieux le connaitre et en exploiter les ressources. Les males vivent aussi seuls et essaient de monopoliser le territoire de plusieurs femelles à la fois. Les femmes qui accueillent un mâle, attende de ce dernier de les protéger si un autre mâle apparait.

Les femelles gibbons vivent seules aussi. Les males gibbons sont capables de protéger jusqu’à cinq territoire de femelles à la fois et pourraient très bien reproduire le même schéma que les orangs outangs, en visitant ses « protégées » à tout de rôle. Mais quelque chose les en empêche et les poussent à rester monogames. Robin Dunbar de l’Université de Londres pense que les males gibbons sont monogames pour prévenir toute forme d’infanticide.

Les femelles gorilles, quant à elles, suivent leur mari partout ou il va, et il lui est fidèle, à sa manière. Il reste avec elle pendant plusieurs années pour l’aider à protéger les enfants, mais la différence s’arrête là. En effet, il a aussi plusieurs femelles protégées, mais il leur est fidèle à chacune en même temps. Le système social des gorilles serait donc basé sur la protection des enfants plutôt que sur la protection des femelles.

Les chimpanzés quant à eux ont encore raffinés le système anti infanticide en inventant un système social différent. Etant donné qu’ils mangent de la nourriture abondante comme des fruits, et passent plus de temps sur le sol à découvert, les chimpanzés vivent en groupes plus importants et fragmentent celui-ci en petits groupes avant de se réunir à nouveau. Ces séparations à répétition sont trop compliquées pour qu’un seul mâle puisse tout contrôler. Et donc, la seule manière pour un chimpanzé de devenir le leader est par association et alliance avec les autres mâles. La femelle est donc maintenant protégée par une série de mâles dominants. Sa solution est de partager ses faveurs le plus possible avec comme effet que chacun des mâles puissent être le père des enfants. Dès lors, la seule fois ou les chimpanzés males sont sûrs de voir des enfants qui ne sont pas les siens, c’est en voyant une femelle qu’ils n’ont jamais vue avant. D’ailleurs, les chimpanzés attaquent des femelles seules avec enfant et laisse celles sans enfant et non connue se promener sans danger.

Cela s’applique-t-il aux humains ?