Les études de Sarah Hrdy ont démontrés une série d’informations sur le comportement sexuel des grands singes, en est-il de même pour les hommes ?

Le problème de Sarah Hrdy est résolu. La promiscuité féminine chez les singes peut être expliquée par la nécessité de partager la paternité parmi les males potentiellement infanticides. Mais cela s’applique-t-il aux humains ?

La réponse courte est non. Il est un fait que les enfants de familles reconstituées aux 65 fois plus de chances de mourir que des enfants vivant avec leurs véritables parents et on ne peut empêcher un enfant d’avoir peur  de son nouveau beau-père. Mais aucun de ces faits n’a beaucoup d’importance  car ils s’appliquent aux enfants plus âgés et pas les nourrissons. Leur mort ne permet pas à la mère de procréer plus rapidement.

De plus, le fait que nous soyons nous-mêmes des grands singes peut porter à confusion. Nos vies sexuelles sont bien différentes de celles de nos cousins. Si nous étions comme les orang outang, les femmes vivraient seules et séparées l’une de l’autre. Les hommes aussi vivraient seuls mais visiterait plusieurs femmes de manière occasionnelle pour avoir des rapports sexuels. Si deux hommes se rencontraient, ils se battraient jusqu’à la mort. Si nous étions des gibbons, notre vie serait méconnaissable. Chaque couple vivrait a des kilomètres de distance et chaque intrusion violemment combattue, souvent jusqu’à la mort. Malgré l’occasionnel voisin ennuyant, ce n’est pas comme cela que nous vivons. Nous passons la plupart du temps dans un environnement social, sur des territoires communs à tous comme le travail, l’école, le centre commercial. Nous sommes grégaires et sociaux. Nous ne sommes pas des gorilles non plus, si nous l’étions nous vivrions  dans un sérail, chacun domine par un homme gérant dans la force de l’âge, deux fois plus gros qu’une femme qui aurait le monopole de la sexualité et qui intimiderait les autres hommes. Si nous étions des chimpanzés, notre société serait grandement similaire à la société actuelle. Nous pourrions vivre en familles, être très sociables, hiérarchiques, travailler en groupe et agressives envers les autres groupes. Nous serions basés sur l’idée de famille, urbanisés, conscient de notre valeur hiérarchique dans la société, nationalistes et belliqueux, ce que nous sommes de temps à autre. En ce qui concerne la sexualité, il y aurait des différences : les hommes ne prendraient pas part à l’éducation des enfants, ils ne paieraient pas les pensions alimentaires  et il n’y aurait pas de mariages. La plupart des femmes feraient l’amour avec la plupart des hommes bien que le mâle dominant s’assurerait un droit de cuissage sur toutes les femmes. Le sexe aura la plus grande place dans la vie d’une femme avant d’avoir son premier enfant mais sera totalement oublié alors qu’elle est enceinte ou en train d’élever un bébé.

Si nous étions des bonobos, nous pourrions vivre en groupe comme les chimpanzés mais il y aurait des bandes rivales d’hommes qui visiteraient des groupes de femmes. Cela aurait pour conséquence que les femmes devraient avoir des relations sexuelles encore plus diversifiées, au point de devenir de véritables nymphomanes. Elles auraient des rapports sexuels dans n’importe quelle circonstance et pour n’importe quelle raison. Cela aurait cependant un effet pacifique, car le meilleure chance des hommes d’enfanter une descendance serait de manger équilibrer et bien dormir pour pouvoir avoir des relations avec autant de femmes que possibles.