Les plus infidèles sont les oiseaux

Comparés à nos cousins, les grands singes, nous avons réussi à sortir une cabriole particulièrement audacieuse. Nous avons en quelques sorte réinventer la monogamie et l’attention parentale sur pour autant perdre notre capacité à évoluer au sein d’un milieu social fourni en individus. Comme les gibbons, les hommes se marient aux femmes et les aides à élever les enfants, mais, comme les chimpanzés, ces femmes vivent dans des espaces ou elles sont en contact avec d’autres hommes et d’autres femmes. Il n’y a pas d’équivalent pour cela chez les grands singes, mais bien avec certaines oiseaux. Beaucoup d’oiseaux vivent en colonie mais s’accouplent avec une seule et même partenaire au sein de cette colonie. Ce parallèle avec les oiseaux apporte une explication toute différente au pourquoi les femmes sont intéressées par la variété et le choix sexuels. Une femme ne doit pas se partager entre plusieurs hommes pour prévenir l’infanticide, mais elle a peut être une bonne raison de voir régulièrement un homme qui n’est pas son mari. Et c’est parce que son mari n’est pas le meilleur male aux alentours.

En détaillant le système amoureux des hommes on se rend compte qu’il y a beaucoup de différences au sein même du système, que ce soit des différences de culture, de couleur, de religion ou d’échelon social. Il y a cependant des caractéristiques communes à toutes ces différences. La première est que, généralement, les femmes recherchent une relation maritale monogame, même dans les sociétés qui acceptent la polygamie. Malgré quelques exceptions, la règle est qu’elles cherchent et choisissent de manière prudente, et, tant qu’il en vaut la peine, reste avec un partenaire pour la vie, prenant ainsi son aide précieuse de l’éducation des enfants et dans le soutien du nucléon familial. Deuxième point, les femmes ne cherchent pas la variété sexuelle à tout prix. Il y a des exceptions bien entendu, mais que ce soit réel ou fictif, les femmes ne sont généralement pas des nymphomanes assoiffées de sexe. Les femmes homosexuelles, libérées de contraintes imposées par la nature masculine humaine, sont extrêmement monogames. Ceci n’est pas surprenant, les femelles animales gagnant peu ou pas par sexualité opportuniste, car leurs capacités reproductives  sont limitées non pas par le nombre de partenaires potentiels mais par la durée de la gestation. Les hommes et les femmes sont fort différents dans cet aspect.

Mais, tertio, les femmes sont parfois infidèles. Toute forme d’adultère n’est en effet pas causée par les hommes. Bien que cela soit rare qu’une femme soit attirée par une affaire avec un gigolo ou un total étranger, elle peut provoquer une relation sexuelle avec un homme de son entourage, même si elle est mariée de manière heureuse à ce moment. Ceci est un paradoxe qui peut s’expliquer de différentes manières, différentes études ayant d’ailleurs corroboré les différentes théories liées à ce phénomène.

A ce jour, la théorie qui l’emporte est celle qui voit la femme comme un réceptacle du meilleur potentiel génétique à trouver aux alentours.  En deux mots, une femme peut se marier par confort avec un mari aimant qui la soutient, l’aide à nourrir les enfants et à les éduquer et s’occupe d’apporter argent au sein du ménage. Mais ce mari idéal n’a pas les caractéristiques d’un mâle dominant. Ce dernier a pour caractéristique d’avoir un niveau hormonal élevé qui le pousse à l’infidélité. Il n’est donc pas, et c’est un paradoxe, le compagnon idéal.

La femme est cependant instinctivement attirée par un homme au potentiel génétique supérieur, et c’est donc tout naturellement qu’elle se mariera au mari bon et débonnaire et aura des relations extra maritale avec le capitaine de l’équipe de football ou avec le barman musclé du bar du coin.